29.12.2006
Warm welcome
Depuis ce matin, la "white town" - la partie 'coloniale' de Pondi - est en effervescence. Ici, les balayeuses, habillés de leurs traditionnels tabliers verts, semblent être dix fois plus nombreuses qu'à l'accoutumée. Et chacune d'agiter son balai de paille sur chaque centimètre de bitume.
Là, ces hommes qui repeignent à la hâte les barrières qui entourent la place du Gouvernement.
Ailleurs, les policiers qui, avec leurs beaux képis rouges hérités de l'époque française, peaufinent les derniers détails de leur stratégie.
Plus loin, des dizaines de barrages. Destinés à réduire la vitesse et à contrôler les passages.
Pourquoi tant de remue-ménage ? Shri Bhairon Singh Shekhawat est en visite officielle demain à Pondi. Et quand il s'agit d'accueillir le vice-président de la République indienne, les autorités locales font les choses en grand.
L'homme, issu d'une famille d'agriculteurs du Rajasthan, est très apprécié des Indiens, notamment pour les programmes de développement qu'il a mis en place à travers tout le pays. Pour en savoir plus, voir son site Internet.
12:15 Publié dans Actualités, Personnages | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
28.12.2006
Let's play !
Canal de Pondichéry, 14 heures. Le soleil tape. À l’ombre des arbres, un spectacle étonnant : des joueurs de pétanque !
À l’époque du Pondichéry français des années 1920, les militaires franco-pondichériens font de nombreux allers-retours dans la métropole. Ils y découvrent la pétanque. Un sport qu’ils apprécient : ils reviennent au pays les valises chargées de ces boules de métal. D’abord exclusivement réservée aux franco-pondichériens, sa pratique se généralise dans les années 1970, pour s’ouvrir aux jeunes du Pondi noir.
Aujourd’hui, il y a pas moins de 22 clubs de pétanque à Pondichéry ! Des tournois rassemblant plus de 300 joueurs sont organisés tous les mois. La pétanque s’est toutefois adaptée aux réalités locales : les équipes rassemblent parfois plus de dix joueurs ! Quant au pastis de fin de partie, il ne faisait malheureusement pas partie du voyage...
10:25 Publié dans Sport, Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
27.12.2006
Healthy smiles
Dans la série « J’ai testé », aujourd’hui : le dentiste à Pondichéry.
Un bon conseil : savoir exactement à quelle dent vous avez mal. Parce qu’apparemment, ce n’est pas le docteur Carounanidy Usha qui vous le dira. « Il y a plusieurs hypothèses. Je vais faire une exploration et ensuite je déciderai d’une intervention. Rendez-vous la semaine prochaine ». Une « exploration » ! Est-ce que c’est le moment où je pars en courant ? À 200 roupies la consultation (environ 3 euros), j’aurais peut-être dû me méfier…
La photo du jour dans la presse : l’hommage des étudiants des Beaux Arts de Chennai aux 11.000 victimes indiennes du tsunami.
Mardi, le Tamil Nadu a célébré avec émotion le second anniversaire du « black day ». Les embarcations des pêcheurs, ornées d’un drapeau noir, sont restées exceptionnellement à quai.
07:25 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26.12.2006
Taste the Coke side of life
Le ri frit, le dosa (sorte de grande crêpe garnie de légumes), ou le biryani végétarien. Ici, "tout est meilleur avec Coca-Cola". A Pondi, le géant de la boisson est partout.
Une situation bien éloignée de celle du Kerala voisin où Coca-Cola fait l'objet de toutes les critiques depuis trois ans. D'abord accusé d'assécher les nappes phréatiques au détriment des paysans locaux, Coca-Cola se voit désormais reprocher la présence de résidus de pesticides dans ses bouteilles. Cet été, les communistes, au pouvoir dans cet Etat, en ont interdit la fabrication et la vente. Une décision levée fin septembre en raison d'un vice de procédure. Mais d'autres poursuites sont en cours.
Il faut dire que les communistes kéralais ont la dent dure contre les géants américains : ils ont récemment décidé de promouvoir le logiciel libre Linux dans toutes les écoles et les universités de l'Etat. Un pied de nez au Windows de Microsoft.
11:10 Publié dans Actualités, Santé | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
25.12.2006
Happy Christmas !
Guirlandes, lampions, étoiles illuminées et autres Pères Noël d'un jour... Les Pondichériens n'échappent pas à la folie de Noël.
Même les éléphants sont de la partie.
Depuis quelques jours, Pondichéry était...fébrile. Les gens, excités et les magasins, bondés.
Objectif principal : décorer la crèche. L'Inde compte environ 25 millions de chrétiens (environ 2,5 % de la population totale).
La bûche est bien sûr au programme des festivités. Dans sa version...crémeuse. Très crémeuse.
Dans la nuit du 24 au 25, vers 4 heures du matin, les femmes sortent pour dessiner.
Autant d'oeuvres éphémères censées repousser le mauvais oeil et attirer le bon...
Joyeux Noël à tous !
14:00 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22.12.2006
Christmas party
Christmas Party à la Deepanam school of Auroville. Une centaine d'enfants et quelque 33 nationalités. Mais quand il s'agit de jouer, tout le monde se comprend.
J'avoue que mon statut de "super maîtresse de français" en a pris un coup : impossible de mettre une seule fléchette dans la cible, de viser des cibles avec les cerceaux ou de pêcher une bouteille avec un anneau… Quant à ce jeu étrange, sur la photo : il s'agit d'enlever toutes les cartes avec ses cils en moins d'une minute. Un jeu tamoul, m’a t-on expliqué. Je me disais aussi...
Et l'info du jour : la sortie de la version indienne du viagra. UP de son petit nom. "Un produit 100 % naturel", selon ses fabricants. Seule consigne : "Ce produit peut être utilisé par les hommes et les femmes ayant plus de 18 ans". Avis aux amateurs...
10:30 Publié dans Auroville | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
21.12.2006
Glamourama
De Dehli à Bangalore, en passant par Jaïpur, Chennai ou Pondichéry, c'est LA voiture nationale. Son nom ? Ambassador. Rien que ça.

Créée par Hindustan Motors dans les années 50, cette cinq places, carrosserie noire ou blanche, a de l'allure. Surtout au milieu des rickshaws et autres deux-roues pétaradants dans les rues de Pondichéry. Apparemment, la meilleure place pour la garer, c'est entre deux vaches. Une histoire de sacré ?
12:30 Publié dans Tradition, Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.12.2006
Maternity hospital
Maternité de Pondichéry, 12h30. Les portes viennent d'ouvrir. Femmes, hommes et enfants se ruent vers l'entrée, afin de rejoindre celles qui ont passé la nuit dans leur chambre d'hôpital.
Dans le couloir qui mène à la salle d'échographie, une affiche attire le regard : "Déterminer le sexe du foetus lors d'un diagnostic prénatal est un crime puni par la loi pour ceux qui le font, ceux qui le font faire et ceux qui l'encouragent." En Inde, l'échographie ne sert pas tant à déceler les éventuelles pathologies du bébé qu'à découvrir son sexe. Et pour les familles indiennes, au déshonneur d'avoir une fille, s'ajoute souvent un autre problème : la dot. Nécessaire au mariage des filles, elle représente un fardeau financier que les familles préfèrent éviter. Chaque année, environ 500.000 foetus féminins sont ainsi éliminés. Sur les vingt dernières années, le foeticide féminin aurait entraîné un déficit de dix millions de femmes en Inde. "Pourquoi es-tu venue au monde ma fille, quand un garçon je voulais ? Va donc à la mer remplir ton seau : puisses-tu y tomber et t'y noyer", dit l'une des chansons populaires indiennes. A méditer...
Sur le sujet, lire Le premier siècle après Béatrice, d'Amin Maalouf. L'écrivain imagine un futur ravagé par la découverte d'une substance favorisant la naissance des garçons au détriment de celle des filles.
10:45 Publié dans Actualités, Santé, Tradition | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19.12.2006
2007 : The heat is on !
''France : the heat is on'', titrait en 'une' le supplément dominical du Hindu. Et quand l’Inde s’intéresse à la campagne électorale française, tout le monde en prend pour son grade. Selon la correspondante du quotidien à Paris, Nicolas Sarkozy, ''l’agressif et hyperactif ministre de l’Intérieur'', est un ''minuscule Rambo prêt à tout pour récupérer les voix de l’extrême droite''. ''Trahis par certains membres de sa propre famille politique'', il pourrait connaître le même sort que Jospin en 2002, estime Vaiju Naravane.
Ségolène Royal, ''l’oreille toujours collée au sol pour mettre en œuvre sa 'démocratie participative'', est une ''Madonna qui présente bien et affiche toujours un sourire chaleureux''. François Bayrou est quant à lui ''terne mais sincère''.
Quant à savoir si Jacques Chirac est prêt à ''sacrifier sa famille politique'' pour ne pas voir élu un Sarkozy qu’il ''déteste et méprise'', The Hindu semble déjà avoir sa petite idée : ''Il y a une seule chose qui compte pour Chirac, c’est Chirac lui-même.''
Les Français n’échappent pas aux remarques acerbes : ''Tout le monde en Europe pense que la France est le meilleur endroit pour vivre. Le pays est beau et riche, les gens sont élégants, chics et cultivés, la nourriture et le vin sont divins. Seuls les Français ne semblent pas de cet avis.'' Vaiju Naravane reprend les conclusions du sociologue français Gérard Mermet : ''Les Français sont paranoïaques, hypocondriaques et schizophrènes''. Et de conclure : ''C’est ce lot de déçus, de grincheux et autres mécontents que les candidats devront séduire.'' Une manière de leur souhaiter bonne chance ?
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18.12.2006
Let's dance !
Dans la série "l'Inde et ses contrastes", en voici un nouveau : les clips de musique tamoule. Ici, un clip tourné dans les rues de Pondi.
Dans les rues du Tamil Nadu, les femmes sont, pour la plupart, parées des plus belles couleurs de leurs saris. Seuls leurs avant-bras et une partie de leurs hanches sont découverts. Les couples ne se tiennent pas la main. Et ne s'embrassent jamais.
Dans les clips télé diffusés en boucle sur les chaînes tamoules, on croit halluciner tellement le contraste est...saisissant. Les saris se sont transformés en mini-top et jupe sexy. Et avec les chorégraphies souvent pensées pour être réalisées dans l'eau, l'effet t-shirt mouillé est garanti. Acteurs et actrices ne semblent avoir qu'un seul mot d'ordre : séduction. Et pour ce faire, tout y passe : clins d'oeil osés, gros plans sexy, collé-serré. Le zouk love n'a rien a envié à certaines chorégraphies tamoules.
Le clip devient le lieu du "tout est permis". Un peu comme si toute la frustration - sexuelle ? - des Indiens se trouvait subitement libérée. Récemment, un avocat de Dehli a porté plainte pour diffusion d'images à caractère pornographique. L'Inde dans tous ses contrastes.
Pour les curieux, le clip du film Saamy, avec Trisha, l'actrice fétiche de Mister D.
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