08.01.2007
Un éléphant qui se balançait...
Lakshmi, dernier éléphant de Pondichéry. Plus déesse qu'homme de fer : dans la religion hindoue, Lakshmi incarne en effet la beauté, la lumière, la santé et la bonne fortune. Pas moins.
Du haut de ses deux tonnes, le pachyderme accompagne les rituels hindous dans les temples de Pondi depuis 1998. Mieux, Lakshmi attire la bienveillance des dieux sur tous les visiteurs qui s’acquittent de la modique somme de deux roupies - 0,03 euros.
(Si le film ne marche pas, cliquez ici pour télécharger QuickTime)
Mais pour être sûr de voir exaucer ses voeux, mieux vaut doubler la mise et ajouter quelques offrandes (fleurs, huiles, etc). Seule consigne : éviter les bananes et les noix de coco. L'éléphant suit un régime très strict à base de feuilles de cocotiers et de pongal (riz aux épices).
D’un geste plus ou moins maîtrisé, elle dépose sa trompe sur la tête du croyant. Ou du touriste. Sous le regard attentif de Sendhil, son cornac, qui lui parle en malayam, la langue de son Kérala natal.
Pour Lakshmi, la retraite n'est pas d'actualité : l’éléphante sacrée est sous contrat pour 70 ans !
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04.01.2007
Gare aux gorilles
Gingee, 65 km au sud de Pondichéry. Tout commence par un voyage en bus. En général musical, coloré et sans porte : plus facile pour monter en marche !
Après 1h30 de route et au moins 1.359 coups de klaxon, les forteresses de Gingee apparaissent au loin. Elles semblent simplement posées sur une montagne faite de rochers géants, sortis de nulle part dans la rase campagne indienne. Surprenant. Voire même un peu surréaliste.
Point d'appui essentiel pour toute dynastie en quête de pouvoir, la place forte de Gingee est un haut lieu de l'histoire tamoule. De nombreux occupants s’y sont succédé : les Colas au XIe siècle, les hindous de Vijayanagar au XVIe siècle, les Nayakas, les musulmans de Bijapur, les Marathes au XVIIe siècle, les Moghols et, enfin, les Français de Bussy en 1750. Jusqu'à leur défaite face aux Britanniques.
Le site archéologique est divisé en deux parties : d'un côté la forteresse du Roi, Rajagiri, de l'autre, celle de la Reine, Krishnagiri. Au milieu, des rizières à perte de vue. Pour y accéder, des dizaines de marches en pierre. Courage !
Au pied de Rajagiri, se trouvent les vestiges des écuries, du gymnase et des greniers. Également le temple vishnouite de Venkatarama, souvenir de l’occupation hindoue.
L'ascension de la colline de Rajagiri est assez rude. Surtout quand elle est contrariée par des singes en colère. Quand ils ne vous volent pas biscuits et appareil photo, ils vous obligent à faire demi-tour. Expérience vécue !
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