02.02.2007
Soleil, Taj Mahal et bistouri
Vous connaissiez le tourisme médical en Tunisie, voici venu le tourisme médical made in India. Des agences dévouées vous concocteront un savoureux mélange de visites touristiques et d’opérations en tout genre.
Dernière histoire en date : cet Américain de 43 ans, John Joseph Conway, venu se faire faire une mâchoire identique à celle de sa star préférée : Bruce Willis.
« Je suis pompier. Je dois être au top. Je voulais avoir une plus belle mâchoire et Bruce Willis a une belle mâchoire », a tout simplement expliqué l’intéressé.
« Il nous a contacté par mail. Il nous disait qu’étant pompier, intervenant dans des immeubles en feu, il était au centre de l'attention. Il nous a donc expliqué qu’il devait renforcer l’image de mâle associée à celle du pompier », raconte Vivek Kumar, membre de l’équipe médicale du Sir Ganga Ram Hospital de Dehli qui a opéré John Conway.
L’opération a duré trois heures et a coûté 1.600 dollars. Conway, qui s’est dit « satisfait » du résultat, compte désormais revenir avec sa mère et sa sœur. Un lifting pour la première, une liposuccion pour la deuxième. Au total, ils devraient dépenser 4.600 dollars. Soit un dixième de ce qu’ils auraient dû débourser aux Etats-Unis.
Selon une étude récente, l’Inde serait en passe de devenir la première destination au monde pour qui veut se refaire la poitrine ou subir une petite chirurgie des yeux. En 2006, le tourisme médical y a rapporté près de 320 millions de dollars. Et on parle déjà 2 milliards de dollars en 2012 !
Mais le système n’est pas à l’abri de dérives. Cyberkitty, journaliste blogueuse de Dehli, note ainsi que certains de ces établissements privés n’hésitent pas à proposer des greffes illégales à leurs riches patients venus d'ailleurs. Un système qui vien alimenter le trafic d’organes en Inde.
10:55 Publié dans Actualités, Anecdotes, Santé | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
24.01.2007
Love story à l’aéroport de Chennai
L’aéroport de Chennai, ex-Madras, a été mardi le théâtre d’une «histoire digne des plus grands films bollywoodiens», selon le Deccan Chronicle.
Tout commence il y a six mois quand une jeune fille de 23 ans, originaire du Punjab, à la frontière indo-pakistanaise, tombe amoureuse de son voisin d’en face. Ce qui aurait dû être le début d’une belle histoire d’amour se transforme vite en enfer. En Inde, le mariage arrangé reste de mise. Les deux familles s’opposent donc à cette relation.

Pour « aider à la rupture », la famille de la jeune fille l’envoie chez des proches à New York. Pendant six mois, elle feint d’avoir oublié son amoureux. Mais en réalité, les deux tourtereaux s’échangent des mails enflammés à longueur de journée.
La croyant « guérie », sa famille l’autorise à rentrer au pays. Mardi midi, son oncle l’attend à l’aéroport. Mais il ignore une chose : son amoureux est venu la chercher. La jeune fille à peine débarquée, le couple s’enfuit vers un rickshaw. C’était sans compter la volonté de l’oncle, qui les a rattrapés avant qu’ils n’atteignent le véhicule. La jeune fille s’est retrouvée tiraillée par son oncle et son petit ami, forçant la police à intervenir. Tout le monde a été embarqué au poste.
Après huit heures de négociations, l’oncle a cédé, quittant le commissariat en maudissant le jeune couple. Quant aux deux amoureux, ils sont partis main dans la main.
Qui a dit que les histoires d’amour finissaient mal ?
07:05 Publié dans Anecdotes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
14.12.2006
Tamil lessons
Inge paDi. "J'étudie ici", en tamoul. Ici ? L'université de Lawspet, à Pondichéry.
Je viens de prendre l'option "J'apprends le tamoul en 50 heures". A défaut d'avoir une moustache, ça me permettra peut être de me faire entendre à la Poste, et ailleurs... Donc depuis 10 heures ce matin, je sais compter et utiliser quelques verbes basiques. Pas mal pour une première. Par contre, au niveau de la prononciation, ce n'est pas encore ça. "Mais tu dois aussi avoir des problèmes de prononciation en français", dixit mon prof de tamoul. Je ne sais pas bien comment je dois le prendre... J'ai tenté quelques mots avec notre propriétaire, Lucia. Je crois qu'elle en rigole encore. Courage, plus que 49 heures et j'écris ces posts en tamoul !
06:15 Publié dans Anecdotes, Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
13.12.2006
Central Post
Se rendre à la poste de Pondi, c'est un peu tenter l'impossible. Voire même le diable. Petit manuel à destination de celui, ou celle, qui osera relever le défi. D'abord, préparer sa question - en anglais - avant même de franchir la porte d'entrée. Ensuite, se faire remarquer par l'un des postiers. Un exploit quand on n’a pas de moustache. Le plus simple ? Jouer des coudes au milieu du tas de gens regroupés devant les guichets, quitte à se prendre quelques remarques. C’est pas grave, on ne comprend pas le tamoul !
Une fois devant le guichet, faire son plus beau sourire – des fois que - et poser sa question. Se préparer psychologiquement à écouter dix minutes de tamoul non stop. Ô miracle de la gestuelle, comprendre qu’il faut aller au guichet suivant. Et c'est reparti pour dix minutes de tamoul. Avec les mêmes gestes, sauf que cette fois-ci, ils désignent le premier guichet. En général, on ressort dépité. Avec cette conclusion : demain, j'apprends le tamoul !
13:30 Publié dans Anecdotes, Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
12.12.2006
Shopping day
De l'art du contraste. Dans le coeur de Pondi, ami touriste, vous trouverez, entre deux réparateurs de deux roues, des magasins qui vous sont destinés : spacieux, luxueux...onéreux !
Vous serez pris en charge du début à la fin : une personne pour vous ouvrir la porte, une autre pour la fermer. Trois étages et autant de vendeuses qui vous suivent à chacun d'entre eux. Discrètement, bien sûr, pour ne pas vous importuner. Ici, point d'incitation à la vente. Elles sont là pour vous renseigner mais aussi pour emporter à la caisse chaque souvenir que vous aurez longuement choisi (dis, tu crois que ça plairait à machin ça ?). Reproductions de Ganesh, artisanat, musique locale, bijoux, saris, tout y passe. L'oeil aguerri aura préalablement aperçu la devanture et ne sera donc pas surpris : "Casablanca, The world is yours."
12:30 Publié dans Anecdotes, Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
11.12.2006
It's a raining day
« Faire sa Laure Manaudou ». C’est le nouveau jeu à la mode dans les rues de Pondi. Seule différence avec la version originale : ici, on nage le plus vite possible sur sa mobylette entre deux grandes rasades de mousson. Mousson. Un petit mot qui ne paye pas de mine, mais qui est capable, à lui seul, de contrarier tous vos plans. La pluie vient à la fois du ciel et du sol. Sensation humide assurée…
Et pendant que j’apprends à nager, la presse du coin célèbre Sunita Williams, la deuxième femme d’origine indienne à se rendre dans l’espace. Deux sur les six femmes, toutes nationalités confondues, qui ont participé à une aventure spatiale depuis 1965, pas mal ! Cette américano-indienne de 41 ans a décollé dimanche de Cap Canaveral, direction : la station spatiale internationale. Le Deccan Chronicle précise qu’elle a emporté dans ses valises une statue de Ganesh, une copie du Bhagavad Gita, l’un des principaux textes sacrés indiens, et, moins spirituel, des samosas. De quoi l’occuper pendant les six prochains mois…
10:50 Publié dans Anecdotes, Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
05.12.2006
My taylor is rich !
Rappelez-vous, premier cours d'anglais, premiers tâtonnements. Premières phrases. Et toute une classe de 6ème qui répète en choeur : "My taylor is rich". Une phrase que je n'avais jamais plus prononcé depuis et qui prend tout son sens en Inde, 14 ans plus tard. Mon tailleur c'est Arul, un chrétien de Pondichéry. Et il est (presque) riche depuis que Mister D. lui ramène des clients. Saris, sacs, pantalons en soie, tuniques en coton, chemises brodées...aller, si vous venez dans le coin, je vous le présenterai. Peut-être.
L'info du jour : l'Inde sauve l'honneur aux jeux asiatiques, qui viennent de se terminer à Doha, en battant la Chine aux...échecs ! C'est tout de même une belle médaille d'or.
12:45 Publié dans Anecdotes, Personnages, Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
04.12.2006
So chik !
Qui dit premier week-end à Pondichéry dit : se balader en scooter accrochée derrière Mister D., découvrir les plages du coin, flâner au Sunday market, déguster croissants et pains au chocolat au Daily Bread le dimanche à l’heure du brunch…
Oui, mais non. J’ai opté pour l’option « week-end au lit », all inclusive : la fièvre (un bon 39), le mal de tête, du genre « mais pourquoi ce type s’amuse à serrer un étau autour de mon crâne », et d’autres détails biens moins sympas à raconter. Mais en bonne survivante du palu malien, j’ai dit non au chikungunya, dans sa version pondichérienne. Résultat : aujourd’hui, je pourrais presque danser sur un bon zouk.
Voire même sur la B.O de Something Something, LE film tamoul de l’été.


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30.11.2006
I am a star !
Je pourrais penser que les Indiens de Pondi me regardent et me montrent du doigt parce que je détonne un peu dans le paysage. Imaginez : une petite occidentale sur un vélo trop grand qui perd sa selle et sa pédale gauche à tous les coins de rues. Je pourrais. Mais j'ai choisi une toute autre option : j'attire les regards parce que je suis une star, version people, qui expérimente tout juste les conséquences de sa notoriété soudaine. Pas plus tard qu'hier, j'ai pu le verifier. En attendant Mister D., je me suis assise par terre en face d'un lycée. Très vite, les élèves m'ont remarqué.
Ca commence par de timides hellos et ca finit en défi, du style "cap ou pas cap de traverser la rue et d'aller lui dire hello". Laissez-moi vous dire que la poignée d'intrépides qui a eu le courage de venir me dire bonjour a été recue en héros par ses camarades. Mister D. m'avait prévenu : les Indiens de Pondi ont peu de distraction, et j'en suis une. C'est parfois dur d'être une star !
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29.11.2006
Tamoul®
De l'art de hocher la tête. Dans mon petit lexique de la gestuelle quotidienne, il y avait le hochement de tête vertical, de haut en bas, pour dire oui, le hochement de tête horizontal, de gauche à droite, pour dire non, il y a désormais le hochement de tête verticalo-horizontal, de haut en bas et de gauche à droite. Tout ça en meme temps. Un geste qui signifie, grosso modo, ok, sans pour autant vouloir dire oui. De l'art subtil de hocher la tête.
10:25 Publié dans Anecdotes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

